La construction s'inscrit dans un site de villas traditionnel, sans caractère particulier. Le bâtiment devait pouvoir se modifier au cours du temps et de l'évolution familiale. La réalisation a été refusée catégoriquement dans un premier temps par la municipalité, qui qualifiait l'objet comme ne s'intégrant pas dans le paysage construit environnant.  Il a donc fallu redéfinir le concept d'intégration comme étant la définition du rapport à un état naturel, et non pas comme la continuité d'une tendance d'occupation des sols, légitimée par le temps. La présentation d'un "album photo" d'une cinquantaine de constructions environnantes, allant du mât provençal au chalet, en passant par l'incontournable villa "Vaudoise", a permis de prouver que le concept d'intégration au bâti est aujourd'hui vide de sens, dans un tissu hétéroclite ou les seuls critères d'adéquation ont été le "bon goût" et une réglementation par trop subjective, les vraies valeurs de l'architecture et du respect du paysage ayant été bradées au profit d'icônes diverses.Une commission d'urbanisme avertie a enfin relevé la valeur des concepts proposés, et a finalement levé l'opposition communale. La construction s'est faite sans aucune modification. Le choix des matériaux s'est porté sur le bois, permettant une grande souplesse d'utilisation et ayant des qualités intrinsèques auxquelles l'architecte et le maître de l'ouvrage étaient sensibles. La matérialisation légère de l'objet a permis de poser un volume sur le site de manière délicate, sur deux appuis uniques, dilatant virtuellement une parcelle de 1000 m2 aux espaces environnants. Le terrain a été considéré comme un point d'ancrage, nécessitant un point articulation entre espaces privés et publics,  matérialisé par le volume plein revêtu de lames de cèdre à l'Ouest, et un volume plus aéré, filtrant les vues à l'Est. Le terrain à été traité par "épisodes", suivant les orientations et les relations au bâti. Le thème de transparence, même à travers de petites ouvertures, à été travaillé de manière à lier les espaces intérieurs aux espaces extérieurs. Ainsi, au différentes "tonalités" de paysages extérieurs et moments du jour, correspondent, par des ouvertures  appropriées, des caractères d'espaces intérieurs différenciés qui enrichissent l'habitabilité et les atmosphères de ce petit volume.